Relation client : pourquoi l’omnicanal devient indispensable au service client

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Téléphone, e-mail, formulaire, chat, réseaux sociaux ou messagerie instantanée : les possibilités offertes aux clients pour contacter une entreprise se sont multipliées. Cette diversité améliore l’accessibilité du service client, mais elle crée aussi un nouveau défi pour les équipes : conserver une vision cohérente de chaque demande, quel que soit le canal utilisé.

Lorsque les interactions sont dispersées entre plusieurs outils, les conseillers perdent du temps à rechercher les informations et les clients doivent parfois répéter leur problème. Une organisation omnicanale vise précisément à éviter ces ruptures.

Centraliser les échanges pour mieux gérer la relation client

S’équiper d’un logiciel gestion client adapté permet de regrouper les informations utiles et de simplifier le traitement des demandes lorsque plusieurs canaux sont utilisés simultanément. L’enjeu n’est plus simplement de proposer un numéro de téléphone et une adresse e-mail, mais de faire communiquer l’ensemble de ces points de contact.

Un client peut par exemple commencer une conversation sur le chat du site, envoyer ensuite un e-mail avec un document puis appeler le service client le lendemain. Si chaque canal fonctionne indépendamment, le conseiller qui reçoit l’appel risque de ne disposer d’aucun contexte.

Avec une approche omnicanale, l’objectif est au contraire de conserver le fil de la conversation et l’historique des interactions.

Multicanal et omnicanal : quelle différence ?

Une entreprise multicanale propose plusieurs moyens de contact. Elle peut disposer d’un centre d’appels, d’un support par e-mail, d’un chat et de comptes sur les réseaux sociaux.

Cela ne signifie pas forcément que ces canaux communiquent entre eux.

L’omnicanal va plus loin. Les différents échanges sont intégrés dans un parcours commun afin que les conseillers puissent retrouver le contexte d’une demande indépendamment du point de contact choisi par le client.

Cette différence paraît technique, mais elle se ressent immédiatement dans l’expérience utilisateur. Un client qui change de canal ne veut généralement pas recommencer toute son explication depuis le début.

Réduire les efforts demandés aux clients

Un bon service client ne repose pas uniquement sur la rapidité d’une réponse. Il doit également limiter les démarches nécessaires pour obtenir une solution.

Demander plusieurs fois un numéro de dossier, reformuler un problème déjà communiqué ou transférer successivement un appel entre différents services augmente rapidement la frustration.

La centralisation des informations permet de réduire ces répétitions inutiles.

Le conseiller peut consulter les précédentes interactions, comprendre ce qui a déjà été tenté et poursuivre le traitement là où il s’est arrêté.

La qualité perçue du service client dépend alors moins du canal choisi. Téléphone, chat ou e-mail deviennent simplement différentes portes d’entrée vers une même relation.

Donner davantage de contexte aux conseillers

La fragmentation des outils ne pénalise pas seulement les clients. Elle complique également le travail des équipes chargées de leur répondre.

Un conseiller qui doit ouvrir plusieurs logiciels pour retrouver une commande, consulter un ancien e-mail puis vérifier les notes d’un collègue consacre une partie importante de son temps à rechercher de l’information.

Une interface unifiée permet de remettre le contexte client au centre de l’échange.

Les agents peuvent ainsi comprendre plus rapidement la situation et se concentrer sur la résolution de la demande. Selon les solutions utilisées, le routage peut également orienter automatiquement une interaction vers l’équipe ou le conseiller disposant des compétences adaptées.

Ce fonctionnement devient particulièrement important lorsque le volume de demandes augmente.

Mieux absorber les périodes de forte activité

Soldes, fêtes de fin d’année, lancement d’un produit ou incident technique peuvent provoquer une hausse brutale du nombre de contacts.

Dans ces situations, une organisation fragmentée montre rapidement ses limites. Les files d’attente augmentent tandis que les demandes arrivent simultanément par téléphone, e-mail et messagerie.

Une plateforme omnicanale permet de disposer d’une vision plus globale de l’activité du service client et de répartir plus efficacement les interactions.

Les responsables peuvent également suivre différents indicateurs : volumes de contacts, délais de traitement, taux de résolution ou charge des équipes. Ces données facilitent l’ajustement des ressources et l’identification des points de friction.

L’omnicanal ne signifie pas supprimer le contact humain

La digitalisation de la relation client est parfois associée à une automatisation systématique. Pourtant, les deux approches ne sont pas incompatibles.

Certaines demandes simples peuvent être traitées par un chatbot, une FAQ dynamique ou un parcours automatisé. Les situations plus sensibles ou complexes nécessitent en revanche souvent l’intervention d’un conseiller.

L’objectif est surtout d’orienter chaque demande vers le niveau d’assistance approprié.

Automatiser une question récurrente peut libérer du temps pour les équipes, qui peuvent alors se concentrer sur les échanges où leur expertise apporte une réelle valeur.

Odigo, une solution dédiée aux centres de contact

Odigo développe une plateforme CCaaS destinée à la gestion des centres de contact. Sa solution centralise notamment les interactions issues de la voix, des e-mails, du chat, des messageries et des réseaux sociaux au sein d’une même interface.

La plateforme intègre également des fonctions de routage, d’automatisation et d’intelligence artificielle afin d’aider les entreprises à organiser les parcours et le traitement des demandes. L’idée est de fournir aux conseillers une vision plus complète des interactions et d’éviter que chaque canal fonctionne comme un silo indépendant.

Cette approche s’adresse aussi bien à la gestion quotidienne du service client qu’au pilotage des performances d’un centre de contact.

Faire de l’omnicanal un véritable choix d’organisation

Installer un nouvel outil ne suffit pas à améliorer automatiquement la relation client. Il faut également définir les parcours, organiser les responsabilités des équipes et s’assurer que les informations utiles circulent correctement.

L’enjeu consiste donc à partir des habitudes réelles des clients : quels canaux utilisent-ils, à quels moments et pour quelles demandes ?

Une stratégie omnicanale réussie rend le passage d’un canal à l’autre presque invisible. Le client choisit simplement le moyen de contact qui lui convient tandis que l’entreprise conserve, en arrière-plan, une vision continue de la relation.

C’est cette continuité qui transforme une accumulation de canaux en véritable expérience client.

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