Recevoir une injonction de payer soulève immédiatement une question stratégique : peut-on décider de ne pas payer Intrum sans s’exposer à des risques judiciaires disproportionnés ? Ce guide méthodologique vous transmet les clés pour auditer la conformité de la réclamation et exiger la preuve matérielle de la créance avant tout versement. Maîtrisez les dispositions légales qui invalident les frais de dossier abusifs et sécurisez votre position grâce à une procédure de contestation rigoureuse.
Pourquoi ne pas payer Intrum sans vérifications préalables
Recevoir un courrier de recouvrement n’est pas une condamnation définitive. Avant d’effectuer le moindre virement, un examen minutieux de la situation s’impose pour ne pas payer Intrum à l’aveugle.
Identifier le créancier initial et exiger la preuve de la dette
Demandez systématiquement une copie du contrat d’origine ainsi que le titre exécutoire. Vous devez savoir précisément qui réclame cet argent. L’identité du créancier initial doit apparaître noir sur blanc.
Intrum doit fournir la preuve juridique de la cession de créance. Ils doivent démontrer leur droit légal d’agir à la place de l’ancien prêteur. Sans ce justificatif écrit, ne validez rien.
Rappelez-vous que le doute profite toujours au débiteur. Ne signez absolument aucun document sans avoir examiné les pièces originales.
Vérifiez chaque ligne. Un simple numéro de dossier ne constitue jamais une preuve suffisante.
Distinguer le recouvrement amiable de la menace judiciaire
Notez bien qu’Intrum n’agit pas comme un huissier de justice muni d’un titre. Ils n’ont aucun pouvoir de saisie immédiate sur vos comptes. Sans jugement valide, ils ne peuvent rien prendre. Leurs courriers restent de simples relances amiables.
Analysez froidement le ton souvent alarmiste des lettres reçues. Les termes effrayants comme « saisie » ou « tribunal » servent uniquement à mettre la pression. Gardez votre calme face à ces méthodes.
Il y a un monde entre une menace écrite et une action réelle. Une véritable procédure judiciaire coûte cher et prend énormément de temps.
3 limites légales qui protègent votre budget
Maintenant que la nature de la relance est identifiée, penchons-nous sur les barrières juridiques qui empêchent les abus financiers.
L’interdiction stricte de facturer des frais de recouvrement
L’article L111-8 du Code des procédures civiles d’exécution est formel : les frais de recouvrement amiable restent à la charge exclusive du créancier. Vous ne devez régler que le montant principal de la dette, rien de plus. Toute pénalité ajoutée arbitrairement est illégale sans titre exécutoire. Ne vous laissez pas intimider par ces ajouts.
- Les frais de dossier administratifs.
- Les frais de relance ou de mise en demeure.
- Les honoraires de la société de recouvrement.
- intérêts non prévus au contrat initial.
Bien que l’ajout de frais soit une pratique courante, elle reste totalement contestable devant les tribunaux. Refusez catégoriquement tout montant dépassant la dette initiale. Soyez ferme : il est légitime de ne pas payer Intrum pour des frais interdits.

Vérifier le délai de prescription selon la nature du contrat
La prescription constitue votre meilleure ligne de défense juridique face à une vieille dette. Pour un crédit à la consommation, le délai est strictement de deux ans. Une fois ce temps écoulé, toute action en justice est définitivement éteinte.
| Type de dette | Délai de prescription |
|---|---|
| Crédit consommation | 2 ans |
| Facture téléphonie | 1 an |
| Dette entre professionnels | 5 ans |
| Loyer (bail habitation) | 3 ans |
Le délai court dès le premier incident de paiement non régularisé par le débiteur. Attention, ne relancez pas le compteur par une reconnaissance de dette maladroite. La loi protège votre budget si vous connaissez ces règles.
Comment contester officiellement une relance abusive ?
Si les relances persistent malgré vos droits, il faut passer à une réponse formelle pour figer la situation juridiquement.
Privilégier la lettre recommandée avec accusé de réception
Le recommandé reste l’unique preuve tangible devant un tribunal. Arrêtez immédiatement les échanges stériles par e-mail ou téléphone. Envoyez une mise en demeure ferme pour acter votre position.
Précisez noir sur blanc que vous contestez la légitimité de la créance pour ne pas payer Intrum aveuglément. Exigez l’arrêt immédiat de toute sollicitation abusive de leur part. Mentionnez clairement votre intention de saisir le juge compétent. Conservez précieusement une copie de cet envoi.
Ce document constituera le socle de votre défense si l’affaire s’envenime. C’est votre véritable bouclier juridique face à leur insistance.
Gérer les risques d’une reconnaissance de dette orale
Méfiez-vous des appels enregistrés qui piègent de nombreux débiteurs. Une simple promesse de règlement peut annuler la prescription de votre dette. Ne reconnaissez rien verbalement, soyez bref et raccrochez.
Les agents sont formés pour vous faire avouer la dette à l’oral. C’est une technique de recouvrement psychologique classique. Répondez simplement que tout se traite désormais par écrit.
Exigez systématiquement un support durable pour valider la moindre proposition. Rien ne doit rester en suspens dans l’air.
Le silence est souvent votre meilleur allié stratégique. Protégez vos intérêts financiers.
Solutions concrètes face à une impossibilité de paiement
Si la dette est réelle et non prescrite, mais que vos finances coincent, des alternatives existent pour sortir de l’impasse.
Négocier un échéancier via l’espace client sécurisé
Passez par le portail en ligne d’Intrum, une interface plus neutre qu’un humain. Proposez-y des mensualités strictement adaptées à votre budget pour éviter de ne pas payer Intrum du tout.
Voici les éléments techniques à intégrer pour valider votre dossier :
- Le montant précis de votre reste à vivre mensuel.
- proposition de date de prélèvement adaptée.
- Une demande formelle de gel des intérêts courus.
- La confirmation écrite obligatoire de l’accord obtenu.
Ne signez jamais un plan impossible à tenir sur la durée. Soyez lucide sur vos capacités réelles, car un échec de plan aggrave considérablement votre cas.
Saisir le médiateur ou les associations de défense
Si la situation se bloque, contactez le médiateur interne d’Intrum. C’est une étape gratuite qui permet d’arbitrer le litige et de coordonner les échanges pour trouver une issue.
Les associations de consommateurs comme l’UFC-Que Choisir apportent une aide précieuse. Elles maîtrisent les méthodes d’Intrum et peuvent intervenir pour vous défendre. N’hésitez surtout pas à les solliciter.
Signalez tout abus constaté sur la plateforme SignalConso. La DGCCRF surveille de très près les pratiques de ces entreprises.
Vous n’êtes jamais seul face à eux. Utilisez systématiquement ces recours publics pour vous protéger.
Face à une relance d’Intrum, ne cédez jamais à la panique. Vérifiez systématiquement la légitimité de la créance via l’espace sécurisé avant tout règlement. En cas de difficulté avérée, privilégiez la négociation d’un échéancier ou saisissez le médiateur. Une approche méthodique et informée constitue votre meilleure protection financière.
FAQ : Ne pas payer Intrum : quels sont vos droits face à une société de recouvrement ?
Est-on obligé de payer une dette réclamée par Intrum ?
Vous ne devez jamais régler une somme sans vérifications préalables. Recevoir un courrier de recouvrement ne constitue pas une preuve irréfutable de votre dette. Avant tout versement, exigez qu’Intrum vous fournisse la copie du contrat initial ainsi que le titre exécutoire prouvant la créance. Si la société est incapable de produire ces documents justifiant son droit d’agir, vous êtes légitimement en droit de suspendre tout paiement.
Intrum a-t-il le pouvoir de saisir votre compte bancaire ou votre salaire ?
Non, Intrum n’a pas le pouvoir de procéder à une saisie immédiate dans le cadre d’un recouvrement amiable. Seul un commissaire de justice (huissier) muni d’un titre exécutoire validé par un juge peut effectuer une saisie sur salaire ou sur compte bancaire. Les menaces de saisie formulées dans des courriers simples relèvent souvent de la pression psychologique et non d’une réalité juridique immédiate.
Comment faire valoir la prescription d'une dette de crédit à la consommation ?
Si votre dernier impayé remonte à plus de deux ans et qu’aucun jugement n’a été rendu, la dette est probablement frappée de forclusion selon l’article L218-2 du Code de la consommation. Pour faire valoir ce droit, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception à Intrum en indiquant que la dette est éteinte juridiquement. Ne signez aucune reconnaissance de dette et ne versez aucun acompte, car cela pourrait relancer le délai de prescription.
Avez-vous le droit de refuser de payer les frais de recouvrement ?
Absolument. Conformément à l’article L111-8 du Code des procédures civiles d’exécution, les frais de recouvrement amiable (frais de dossier, relances, honoraires) sont à la charge exclusive du créancier. Intrum n’a pas le droit de vous les facturer. Vous ne devez payer que le montant principal de la dette et les intérêts contractuels. Contestez fermement tout ajout de frais non justifiés par un titre exécutoire.
Quelle procédure suivre pour contester officiellement un dossier Intrum ?
Pour figer la situation, adressez une contestation formelle via une lettre recommandée avec accusé de réception. Précisez le motif du litige (dette prescrite, montant erroné, usurpation d’identité) et exigez l’arrêt des sollicitations. Si le désaccord persiste, saisissez le médiateur via l’espace client sécurisé d’Intrum ou faites appel à une association de consommateurs pour appuyer votre démarche.