En bref
Pour calculer la TVA à 20 %, multipliez le prix HT par 1,20 pour obtenir le TTC (ex. : 100 € HT = 120 € TTC), ou divisez le prix TTC par 1,20 pour retrouver le HT (ex. : 120 € TTC = 100 € HT). Le montant de TVA seul s'obtient en multipliant le HT par 0,20. Attention : n'appliquez jamais les 20 % directement sur le TTC, ce qui donnerait un résultat erroné.
Convertir un prix HT en TTC, retrouver le HT à partir d’un TTC affiché, isoler le montant de TVA sur une facture : ce sont des opérations du quotidien pour tout entrepreneur, artisan ou e-commerçant assujetti à la TVA. Et pourtant, une erreur de calcul s’y glisse plus souvent qu’on ne le croit, avec des conséquences directes sur vos devis, vos marges et votre comptabilité. Cet article vous donne les trois formules essentielles, un tableau de conversion rapide, les cas métier concrets et l’explication du coefficient 1,20 pour ne plus jamais tâtonner.
Calculateur TVA 20 % en ligne : HT vers TTC et TTC vers HT
Le calculateur interactif est intégré directement sur cette page. Il est pré-paramétré au taux normal de 20 % et fonctionne dans les deux sens : entrez un prix HT pour obtenir le TTC, ou entrez un prix TTC pour retrouver le HT. Le montant de TVA s’affiche simultanément.
Comment utiliser le calculateur
Saisissez votre montant dans le champ correspondant (HT ou TTC), le taux est déjà fixé à 20 %. Les trois valeurs, à savoir le prix HT, le montant de TVA et le prix TTC, s’actualisent instantanément. Pas besoin de valider : le calcul se fait en temps réel.
Tableau de conversion rapide (50 € à 10 000 € HT)
Ce tableau couvre les montants les plus courants pour un usage rapide : devis, factures, commandes fournisseurs. Tous les calculs sont basés sur le taux de TVA à 20 %.
| Prix HT | Montant TVA (20 %) | Prix TTC |
|---|---|---|
| 50,00 € | 10,00 € | 60,00 € |
| 100,00 € | 20,00 € | 120,00 € |
| 200,00 € | 40,00 € | 240,00 € |
| 250,00 € | 50,00 € | 300,00 € |
| 500,00 € | 100,00 € | 600,00 € |
| 750,00 € | 150,00 € | 900,00 € |
| 1 000,00 € | 200,00 € | 1 200,00 € |
| 2 000,00 € | 400,00 € | 2 400,00 € |
| 5 000,00 € | 1 000,00 € | 6 000,00 € |
| 10 000,00 € | 2 000,00 € | 12 000,00 € |
Les 3 formules de calcul TVA 20 % à retenir
Trois opérations couvrent la quasi-totalité des situations rencontrées en facturation. Les voici, sans détour.
Calculer le TTC à partir du HT (HT × 1,20)
C’est la direction la plus naturelle : vous connaissez votre prix de revient ou votre tarif hors taxes, et vous devez afficher ou facturer le prix toutes taxes comprises.
Formule : Prix TTC = Prix HT × 1,20
Exemple : un prestataire facture une mission à 800 € HT. Le prix TTC est de 800 × 1,20 = 960 €.
Retrouver le HT à partir du TTC (TTC ÷ 1,20)
Situation inverse : vous avez un prix TTC affiché (sur une facture fournisseur, en grande surface, sur un site de vente) et vous souhaitez isoler la base imposable hors taxes.
Formule : Prix HT = Prix TTC ÷ 1,20
Exemple : un achat de matériel affiché à 360 € TTC correspond à 360 ÷ 1,20 = 300 € HT.
Isoler uniquement le montant de TVA (HT × 0,20)
Lorsque vous avez besoin d’afficher séparément la part de TVA collectée, par exemple sur une facture ou pour votre déclaration de TVA.
Formule : Montant TVA = Prix HT × 0,20
Exemple : sur une facture de 450 € HT, le montant de TVA est de 450 × 0,20 = 90 €, pour un total TTC de 540 €.
Pourquoi divise-t-on par 1,20 et pas par 0,20 ?
C’est la question que beaucoup se posent sans jamais trouver la réponse clairement formulée. Voici l’explication mathématique simple.
Quand on calcule TTC = HT × 1,20, on exprime en réalité que le TTC représente 120 % du HT (le HT lui-même, soit 100 %, auquel on ajoute 20 % de TVA). Pour retrouver le HT, on doit donc diviser le TTC par ce même coefficient, soit ÷ 1,20, et non soustraire 20 %.
Diviser par 0,20 serait une erreur grossière : cela reviendrait à multiplier le TTC par 5, ce qui donnerait un résultat absurde. Diviser par 1,20 est la seule opération logique pour revenir à la base 100 % que constitue le HT.
L’erreur classique qui fausse tous vos calculs
Cette confusion est répandue, y compris chez des professionnels expérimentés. Elle a des conséquences directes sur la cohérence de vos factures et de vos déclarations de TVA.
TTC × 20 % ≠ montant de TVA : exemple chiffré
Prenons une facture affichée à 1 200 € TTC avec un taux de 20 %.
- Calcul erroné : 1 200 × 20 % = 240 €. Ce n’est pas le bon montant de TVA.
- Calcul correct : HT = 1 200 ÷ 1,20 = 1 000 €. TVA = 1 000 × 20 % = 200 €.
L’erreur génère ici un écart de 40 € sur un seul document. Sur un volume de facturation annuel conséquent, cet écart peut devenir significatif et poser des problèmes lors d’un contrôle fiscal. La règle est simple : on applique toujours le taux de 20 % sur la base HT, jamais sur le TTC.
À qui s’applique le taux de TVA à 20 % ?
Les biens et services concernés par le taux normal
Le taux de 20 % est le taux normal de TVA en France. Il s’applique par défaut à tous les biens et services qui ne font pas l’objet d’une disposition particulière prévoyant un taux réduit ou une exonération. Concrètement, cela couvre :
- Les prestations de services aux entreprises (conseil, marketing, informatique, formation non exonérée).
- La vente de produits manufacturés, électroniques, vêtements, mobilier.
- Les travaux de construction et rénovation sur les logements de moins de 2 ans.
- L’hébergement hôtelier (taux réduit à 10 % pour la chambre, mais certaines prestations associées restent à 20 %).
- Les ventes à distance et le commerce en ligne, dans la grande majorité des cas.
Les taux réduits : 10 %, 5,5 %, 2,1 % et leurs secteurs
Avant d’appliquer le taux de 20 %, vérifiez que votre activité ne bénéficie pas d’un taux réduit. Voici les grandes catégories :
- 10 % : restauration sur place et à emporter, travaux de rénovation dans les logements de plus de 2 ans, transports de voyageurs, hébergement touristique.
- 5,5 % : produits alimentaires de base, livres, abonnements aux réseaux d’énergie (gaz, électricité), équipements pour personnes handicapées.
- 2,1 % : médicaments remboursables par la Sécurité sociale, presse enregistrée, première représentation de certains spectacles vivants.
Les cas où la TVA à 20 % ne s’applique pas
Plusieurs situations vous dispensent totalement de facturer la TVA :
- La franchise en base de TVA : les micro-entrepreneurs (auto-entrepreneurs) dont le chiffre d’affaires reste sous les seuils légaux ne facturent pas de TVA et ne la récupèrent pas non plus.
- Les exonérations légales : certaines activités sont structurellement hors champ ou exonérées de TVA, notamment les soins médicaux, l’enseignement public, certaines opérations bancaires et d’assurance.
- Les DOM-TOM : la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion appliquent des taux de TVA spécifiques différents du droit commun métropolitain. La Guyane et Mayotte ne sont pas soumises à la TVA française.
- Les livraisons intracommunautaires : les ventes de biens à des entreprises assujetties dans d’autres États membres de l’UE peuvent être exonérées sous conditions (numéro de TVA intracommunautaire valide, transport effectif).
Cas pratiques métier : appliquer la TVA 20 % au quotidien
Artisan et prestataire de services : comment afficher la TVA sur un devis
Un devis doit obligatoirement faire apparaître le prix unitaire HT, le taux de TVA applicable et le total TTC. Pour un plombier qui facture une intervention à 350 € HT, le devis mentionne : 350 € HT + 70 € de TVA (20 %) = 420 € TTC.
Si la prestation comporte des lignes à taux différents (par exemple des travaux à 10 % sur un logement ancien et des fournitures à 20 %), chaque ligne doit afficher son propre taux. Un logiciel de devis et facturation gère cela automatiquement et devient indispensable dès que le volume de facturation monte.
E-commerçant : obligation d’afficher le prix TTC et impact sur votre marge
En vente aux consommateurs (B2C), l’affichage du prix TTC est une obligation légale. Le consommateur ne doit jamais avoir à calculer lui-même la TVA. Ce point a une implication directe sur la gestion de votre marge : si vous affichez un produit à 120 € TTC, votre chiffre d’affaires réel (la base sur laquelle se calcule votre marge brute) est de 100 € HT. Les 20 € de TVA collectée sont reversés à l’État : ils ne sont pas un revenu pour votre activité.
Oublier cela lors d’un calcul de rentabilité ou d’un pricing conduit à surestimer ses marges de façon significative.
Auto-entrepreneur : quand ce calcul ne vous concerne pas
Les micro-entrepreneurs bénéficiant de la franchise en base de TVA ne collectent pas la TVA et n’en facturent pas à leurs clients. Leurs factures portent obligatoirement la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Dans ce cas, les formules HT × 1,20 et TTC ÷ 1,20 ne s’appliquent pas à votre propre facturation.
En revanche, lorsque vous achetez des biens ou services à des fournisseurs assujettis, vous payez bien de la TVA, mais vous ne pouvez pas la récupérer. C’est l’un des inconvénients structurels de ce régime dès que les achats professionnels deviennent importants.
Les seuils de franchise en vigueur en 2026 sont de 37 500 € pour les prestations de services et de 85 000 € pour les activités commerciales et d’hébergement. Au-delà, vous basculez automatiquement dans le régime réel simplifié et devez facturer la TVA.
Entreprise assujettie : récupérer la TVA payée en amont
Le mécanisme de la TVA repose sur une logique de neutralité pour les entreprises assujetties : vous collectez la TVA collectée sur vos ventes et vous déduisez la TVA déductible payée sur vos achats professionnels. Seul le solde est reversé à l’administration fiscale (ou remboursé si le solde est en votre faveur).
Pour récupérer la TVA, vous devez disposer d’une facture conforme émise par un fournisseur assujetti, mentionnant son numéro de TVA intracommunautaire, le taux appliqué et le montant de TVA. C’est la raison pour laquelle conserver ses factures d’achat est impératif.
TVA sur acomptes : comment calculer la TVA sur un paiement partiel
Un acompte versé sur une prestation de services déclenche l’exigibilité de la TVA dès sa perception. Autrement dit, si un client vous règle 30 % d’avance sur une prestation de 2 000 € HT, vous devez collecter et déclarer la TVA correspondante à cet acompte, et pas seulement à la livraison finale.
Calcul : acompte HT = 2 000 × 30 % = 600 € HT. TVA sur acompte = 600 × 20 % = 120 €. L’acompte TTC à facturer est donc de 720 €. Le solde (1 400 € HT + 280 € TVA = 1 680 € TTC) sera facturé à la livraison ou à l’achèvement de la prestation.
Cette règle s’applique aux prestations de services. Pour les livraisons de biens, la TVA est en principe exigible à la livraison, sauf option pour les encaissements. Pour connaître les échéances et formulaires à respecter lors de vos versements, consultez notre guide sur la déclaration de TVA : régimes, formulaires et délais.
Les 4 taux de TVA en France : tableau récapitulatif
| Taux | Désignation | Principaux secteurs concernés |
|---|---|---|
| 20 % | Taux normal | Majorité des biens et services, e-commerce, conseil, informatique, construction neuve |
| 10 % | Taux réduit intermédiaire | Restauration, rénovation de logements anciens, transport de voyageurs, hébergement touristique |
| 5,5 % | Taux réduit | Produits alimentaires de base, livres, énergie (gaz, électricité), équipements handicap |
| 2,1 % | Taux super-réduit | Médicaments remboursables, presse enregistrée, spectacles vivants (premières représentations) |
En cas de doute sur le taux applicable à votre activité, la référence reste le Bulletin Officiel des Finances Publiques (BOFiP) ou une consultation auprès d’un expert-comptable. Appliquer le mauvais taux expose à des régularisations, majorations et intérêts de retard en cas de contrôle.
Un dernier point à ne pas négliger en 2026 : la réforme de la facturation électronique entre progressivement en vigueur pour les entreprises françaises assujetties à la TVA. Elle impose la transmission dématérialisée des factures via des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) ou via le portail public Chorus Pro pour les transactions B2B. Cette obligation renforce la traçabilité de la TVA collectée et déductible, et implique que chaque facture émise ou reçue soit structurée dans un format lisible par machine (Factur-X, UBL, CII). Si vous réalisez des échanges avec des partenaires européens, renseignez-vous également sur le fonctionnement de la TVA intracommunautaire pour sécuriser vos opérations transfrontalières. Si vous utilisez un logiciel de facturation, vérifiez qu’il est bien compatible avec ces nouvelles normes pour éviter tout blocage dans votre gestion courante.
FAQ : Calcul TVA 20 % : formules, calculateur HT/TTC et cas pratiques
Comment calculer la TVA à 20 % sur un prix HT ?
Multipliez votre prix HT par 0,20 pour obtenir le montant de TVA, puis par 1,20 pour obtenir directement le prix TTC. Exemple : 250 € HT × 1,20 = 300 € TTC, dont 50 € de TVA.
Comment retrouver le prix HT à partir d'un prix TTC à 20 % ?
Divisez le prix TTC par 1,20. Exemple : 300 € TTC ÷ 1,20 = 250 € HT. Attention : diviser par 1,20 est différent de soustraire 20 %, ce qui donnerait un résultat erroné.
Quelle est l'erreur la plus fréquente dans le calcul de la TVA à 20 % ?
Calculer 20 % directement sur le prix TTC au lieu du prix HT. Ex. : 20 % de 120 € = 24 €, alors que la TVA réelle est 20 % de 100 € = 20 €. L'écart peut créer des anomalies en comptabilité.
Le taux de TVA à 20 % s'applique-t-il à toutes les entreprises ?
Non. Les auto-entrepreneurs sous le seuil de franchise en base (36 800 € pour les services, 91 900 € pour les ventes) ne facturent pas de TVA et ne doivent donc pas appliquer ce calcul.
Comment calculer la TVA sur un acompte de 30 % ?
Calculez d'abord 30 % du montant HT total, puis appliquez la TVA à 20 % sur cet acompte HT. Ex. : commande de 1 000 € HT → acompte HT = 300 € → TVA = 60 € → acompte TTC = 360 €.
Pourquoi divise-t-on par 1,20 pour retrouver le HT et pas par 0,20 ?
Parce que le prix TTC est égal à 100 % du HT + 20 % de TVA, soit 120 % du HT (facteur 1,20). Diviser par 1,20 revient donc à ramener le total à sa base de 100 %, ce qui n'a rien à voir avec soustraire la TVA.